Un packaging Michel et Augustin en 5 étapes

Publié le 31 août 2010 par Styven Charton dans Packaging

Les packagings des gâteaux secs se ruent vers le style de Michel et Augustin. Voici leur technique pour imiter l'inimitable :

  • Je parle directement au consommateur sur le packaging
    Un vrai dialogue comme si on discutait : "Mangez-moi", "Croquez-moi". La marque parle au client et lui donne quasiment un ordre.
    Signes utilisés pour le faire : tutoiement ou impératif accompagné d'un point d'exclamation.
  • Je mets des dessins que l'on croit dessinés par des enfants alors qu'il faut 10 ans d'école design pour le faire
    Le ton est juste, on prend des éléments de l'enfance, la vache, le tableau et la craie, la fleur.
  • Je décore mon packaging
    Le succès de la petite flèche qui commente, des petits mots dissimulés derrière le carton ou dans le packaging, la blague sous la boîte, ce sont autant d'éléments qui ont fait le succès de la marque Michel et Augustin. Le tout est accompagné de couleurs voyantes et chaudes.
  • Je donne des noms gourmands aux produits
    "Petits sablés ronds et bons", "la Ch'tite Gauffre", "Vache à boire", "Glace au yaourt et grains de sucre".
    On retrouve dans chaque nom de produit non pas un nom inventé mais la description gourmande du produit. Le nom est souvent lié à gourmandise de l'enfance, à un petit supplément d'âme.
  • Un goût authentique
    L'image donnée au final est celle d'un retour aux sources à la Bonne Maman. Je ne sais pas si c'est réellement le cas mais c'est dans tous les cas la réalité de leur marketing !

Voici quelques visuels de la marque.

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Packaging : la fin des suremballages ?

Publié le 10 mar 2010 par Styven Charton dans Packaging

Leclerc, Auchan, les hypermarchés sortent de leur tanière pour promouvoir la fin du suremballage.

Coup marketing ou réelle conscience écologique ?

Différentes publicités ont été publiées dernièrement par Leclerc et Auchan notamment pour promouvoir des produits sans suremballage. Dentifrice, gâteaux, yaourts... tout est allégé pour gagner en matière carton ou plastique. Voici deux publicités de Leclerc et Auchan par exemple :

Deux gagnants dans l'histoire

79% des Français considèrent que la réduction des emballages est une priorité (source ADEME). Dans l'histoire, il y a donc pour une fois deux gagnants. Effectivement, la suppression de l'emballage entraîne une diminution des coûts pour le distributeur : 700 t de carton d'économie pour Leclerc ! Pour le consommateur, l'aspect environnemental est pris en compte, notion importante aujourd'hui pour lui. Mais sachant que 20% du prix d'un produit est dû à son emballage, les prix vont-ils baisser ou les chaînes vont-ils tout simplement augmenter leurs marges ?

Chaque enseigne fait de l'éco-conception et de la réduction des emballages une priorité pour l'année 2010 mais on pourrait s'interroger sur la réelle volonté des enseignes. Font-elles vraiment de l'écologie responsable ou surfent-elles sur la vague verte ?

En tout cas, les marques ont très bien compris l'enjeu de cette vision écologique et plusieurs marques de yaourts vont changer leur packaging afin d'être plus respectueux de l'environnement. Taillefine prévient déjà ces consommateurs du changement pour avril :

taillefine sans emballage

Que vont devenir les espaces de communication sur les emballages, est-ce la fin des designers packaging ? Bien sûr que non puisque beaucoup de travail sera à réaliser en éco-conception. Concevoir mieux, voilà l'enjeu de demain.

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