C'est ce que l'on pourra retenir de ce rapport rédigé par l’Association Française des Correspondants à la protection des Données à caractère Personne (AFCDF) : seulement 20% des demandes d'accès aux données personnelles sur les médias sociaux ont aboutis correctement. Le reste ne sont que politesses, courrier d'attente (les responsables des sites ont deux mois pour répondre sinon ils sont susceptibles de recevoir une amende) ou même menaces.

Les banques et assurances en meilleures positions

Les banques et assurances sont bien mieux placés que les sites Internet réseaux avec respectivement 75% de réponses correctes pour les premières et 21% pour les seconds.

Voici les réponses les plus coquasses à la demande d'informations des données personnelles collectées :

« Nous vous désinscrivons de notre lettre d’informations immédiatement ! » (Biens culturels) « Vous avez un problème avec votre abonnement ? » (Télévision) « Voici le nombre de points de retraite que vous avez acquis » (Mutuelle) « Nous sommes propriétaires des données et nous ne les communiquons pas » (Energie et secteur automobile) « Voici le mot de passe que vous avez oublié » (en clair !) (Services et Transports) « Nous n’avons aucune donnée bancaire vous concernant mais nous pouvons les modifier » (Biens culturels) « Il faudrait nous assigner en justice pour nous forcer à vous donner ces informations » (Réseau social)

Quels sont nos droits ?

En exerçant son droit d’accès, la personne peut s’informer :

  • des finalités du traitement,
  • du type de données enregistrées,
  • de l’origine et des destinataires des données,
  • des éventuels transferts de ces informations vers des pays n’appartenant pas à l’Union Européenne.

L'AFCDF rappelle qu’en avril 2009 une sanction de 7.000 euros a été donné par la CNIL contre un fournisseur d'accès qui n'avait répondu que partiellement aux demandes d’une cliente.

via 20minutes et AFCDP

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Nous avions parlé de cette opération quelques jours avant qu'elle ne se déroule (voir l'article ici), l'opération aux alentours a été médiatisée pour ses déboires.

Parler de soi, en bien ou pas, mais en parler ?

Comme on le voit dans cette vidéo, toutes les télévisions auront parlé de cette opération, quasiment toutes sous un angle négatif : violences, jeunes déçus et agressions. Le street marketing ou guérilla marketing semble avoir ses limites : la foule.

Il est vrai que l'on a beaucoup parler de Mailorama.fr, le site qui commandé cette campagne choc mais peut-on parler de réussite ? La communication seule est-elle une fin en soi ? Ou la communication doit-elle obligatoirement générer une bonne image de l'entreprise ?

Ma vision personnelle est plutôt orienté vers le parler de soi en bien ou en mal, le principal c'est d'en parler. Du moins pour ce cas là car le site internet en question est déjà bien installé sur Internet (1 millions d'abonnés) et sa mauvais réputation n'est plus à faire... (voir ce forum par exemple).

Voici une vidéo canadienne expliquant les intérêts ou non du "bad buzz" :

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Taser – comment la firme vend-elle ses armes ?

Publié le 24 oct 2009 par Styven Charton dans Divers

Taser occupe l'attention des médias depuis plusieurs jours. Depuis que le groupe Taser a donné des conseils pour mieux utiliser ses armes. Ici, nous n'entrerons pas dans le débat sur la nocivité de ces armes mais nous essayerons plutôt de voir comment une firme comme Taser réalise sa communication pour écouler son stock d'armes non létales.

Effectivement, l'arme est un objet bien difficile à vendre, sauf si on le compare...

Comparer pour mieux mettre en valeur

Ce qu'on veux mettre en valeur chez Taser, c'est la différence entre arme à feux et armes Taser. C'est pourquoi on va comparer et chiffrer les gains de sécurité réalisés en utilisant les Tasers à la place des revolvers par exemple pour les policiers. Le Taser "sauve des vies" : le Taser remplace la balle meurtrière donc effectivement il sauve des vies. Là, où c'est plus délicat, c'est lorsqu'ils écrivent : le Taser "réduit les plaintes de 50%". On ne voit pas très bien le rapport avec le Taser... voici une publicité qui date de 2007, sûrement à destination de la Police nationale :

Communication vieillotte

Avec cette vidéo, on se rend bien compte du manque d'imagination des designers de chez Taser. Du manque de goût aussi très certainement car cette vidéo paraît vieille de 20 ans (à la Star Wars) et bien pauvre en effets et formes...

tazer-site

C'est un problème que l'on retrouve sur le site français très laid de la firme et même un peu site le site américain ! C'est pauvre et pas représentatif d'une telle marque. Le produit se veut technologique, innovant, puissant, efficace, les sites en parallèle sont pauvres, bâclés et banals.

Il y a une grosse faute de cohérence dans le message global.

Malgré tout, une volonté de rassurer le citoyen

Effectivement, le groupe Taser réussi malgré tout (à force de le répéter) à montrer qu'il veut protéger les honnêtes citoyens des méchants voyous, tout en protégeant ces derniers. On retrouvera donc sur le site américain que des images stéréotypées de l'Amérique : famille, sécurité, patrie. On voit donc que Taser ne mise pas assez à l'international et cherche en priorité le développement aux États-Unis. États-Unis où le culte de l'arme est très important.

symbol_usa

Cependant pour sa dernière campagne concernant la sortie de son nouveau produit, Taser a misé sur l'aspect jeux vidéo en proposant sur le site officiel du produit de tester virtuellement le produit sur trois cibles, comme un doom-like. N'est-ce pas un peu trop osé ? On peut se poser la question car cela reste tout de même une arme.

taserx3

Je citerai, pour conclure, le blog de Publigeekaire qui dit dans son article traitant du taser X3 : "Bref, tout cela est aussi beau que le produit peut être dangereux, et j’aurais presque envie de faire un parallèle avec la stratégie développée par les armées britanniques ou américaines pour faire du recrutement, à savoir faire des jeux vidéos très sympas permettant de faire oublier une réalité un peu trop crue…"

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Internet : le choix pour vendre plus

Publié le 17 oct 2009 par Styven Charton dans Divers

Cet article est une analyse personnelle développée d'après une étude Ifop/Nurun, "Influence des médias sur les décisions d'achats" (disponible en fin d'article). Étude auprès de 1012 personnes, âgées de plus de 15 ans.

Internet, grand vainqueur

Aujourd'hui, il est définitivement prouvé par l'étude qu'Internet est le moyen le plus efficace pour transformer une publicité en acte d'achat . Cependant, ce n'est pas tout : Internet est aussi le meilleur moyen pour générer de la confiance envers un produit (ou service) et pour informer ! Rien que ça.

C'est spécialement le cas pour la vente de billets spectacle, d'automobiles et de séjours de vacances.

Réminiscences venant d'Internet

On interroge également les personnes qui viennent de faire un achat sur les souvenirs médias qui sont liés à cet achat. Internet est le dernier souvenir de ce produit sur un achat sur deux. C'est d'autant plus important pour les lecteurs MP3 et téléphone portable.

Donner envie par la télévision

Pour générer l'envie, rien de mieux que la télévision. C'est la télévision qui génère le plus d'envie au sein du panel et surtout dans le domaine de la grande consommation. Envie souvent créée par la principe de scénarisation des publicités.

Cependant la télévision est aussi devant Internet pour informer et donner confiance dans les produits de grande consommation. Dans l'étude, il s'agissait surtout de yaourt, d'alimentations pour bébé, de shampoings, de maquillages et de produits de soin pour la peau, on peut donc minimiser un peu les résultats qui sont assez restreints. Pour rappel, un hypermarché peut proposer jusqu'à 70 000 références différentes.

La radio et affiches : deux médias dépréciés

La radio, déjà mal en point, reçoit le coup fatal par cette étude qui met en avant la faiblesse de persuasion de la radio pour l'achat d'un consommateur. Les affichages publicitaires ne sont également pas très bien placés pour transformer en acte d'achat.

Conclusion : investissez votre publicité dans votre site internet de marque

L'étude est très claire dans ces conclusions : Internet est le média le plus décisif dans le processus d'achat. Une bonne communication passe donc aujourd'hui par la création d'un bon site de marque et la création d'envie par un bon spot tv.

Voici l'étude complète :

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Une photographie peut-elle tuer une image de marque ?

Publié le 11 oct 2009 par Styven Charton dans Divers

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Marketing : comment une photographie peut tuer une image de marque ? (en dehors du crash en lui-même)

Cette photographie a fait le tour du globe à une vitesse digne d’Internet, c’est à dire qu’elle a fait 30 fois le tour en 24h.

Impossible d’empêcher les articles de presse, les blogueurs, les twitteurs et même les facebookeux de publier cette image des débris de l’A330 qui s’était abîmé en mer près du Brésil le 02 juin 2009.

Mais que va signifier cette photographie dans l’inconscient des gens ?

Avant le crash, il était de coutume de dire que si on avait assez d’argent pour prendre un vol Air France, autant le faire. Les “on dit” disait justement que les vol low cost était peu sûr, la sécurité passant au second plan des budgets des firmes telle Ryan air .

Après le crash, Air France devient fragile, aussi peu sûr que les autres compagnies : ils n’ont pas fait leur boulot de vérification. L’inconscient va travailler, chaque fois qu’un passager verra la queue d’un avion d’Air France, il fera la relation avec cette photographie.

Alors que faire pour Air France qui pratique pourtant des tarifs parfois 10 fois plus cher ?

Ils doivent déjà travailler dur dans la section communication du groupe. Pour les aider, je le propose trois solutions : baisser les prix, faire des études sur la fiabilité de leur appareil et enfin, changer l’apparence de leurs avions…

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